Leandro, passionné de foot comme la grande majorité des petits Brésiliens, a grandi dans la favela de Manaus. Très vite, son entourage a remarqué qu'il avait du talent et le gamin s'est entrainé chaque jour pendant des heures dans l'espoir d'être un jour repéré par un centre de formation. Ce qui lui arrive à l'âge de 13 ans.
Mais les examens médicaux qui ont suivi son entrée au centre ont détecté chez Leandro un problème cardiaque. C'est donc Vadim, alors en poste à l'hôpital de Manaus, qui opère le gamin, dont l'une des valves cardiaques était défectueuse.
Depuis, Leandro a grandi à l'ombre de ses rêves perdus, remâchant sa rage et son aigreur. Lorsque la Sanofac le contacte pour le soudoyer afin d'enfoncer Vadim Cazals, le jeune homme voit là une formidable occasion de prendre sa revanche sur cette vie ratée. Assoiffé d'argent, vivant dans la misère, il va même jusqu'à faire chanter Vadim pour tirer un profit encore plus grand de la situation.
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Edith Delvaux est une femme de 53 ans reconvertie en conseillère conjugale à la suite d'un divorce douloureux. Très peu compétente, thérapeute autoproclamée, elle s'implique beaucoup trop dans les histoires des autres pour pouvoir leur être d'un réel secours psychologique.
Elle l'est d'autant moins dans l'histoire Roland-Mirta qu'elle tombe très vite amoureuse de Roland qu'elle manipule un peu à son insu. Si Roland se laisse aller, c'est parce qu'il est momentanément malheureux avec Mirta mais aussi parce qu'Edith ne manque pas de charme en étant très opposée à Mirta, c'est à dire toute en rondeur et en douceur...
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Très soucieux de discrétion, massif, inquiétant, calme et froid, Joseph Balitran désire plus que tout rester dans l'ombre. C'est lui qui a « recruté » Gilles Rousseau pour nuire à Vadim Cazals, ce dernier représentant une réelle menace pour la SANOFAC.
En effet, La SANOFAC a réalisé que Vadim Cazals avait, lors de ses recherches au Brésil, découvert une molécule tirée d'une plante poussant dans la forêt amazonienne, qui pouvait servir de médicament antirejet pour les « stents » (ces petits ressorts en métal qu'on pose pour maintenir ouverte une artère bouchée notamment.) Or, on pose, chaque année, des millions de stents sur des millions d'Occidentaux pour les empêcher de mourir d'infarctus. Des opérations chères pour un dispositif qui ne l'est pas moins (de 800 à 1600 euros selon les types de stents). Un marché gigantesque donc.
L'équation est simple : avec ce médicament antirejet, au coût relativement faible, on pourrait empêcher des dizaines de milliers de rechutes. Ce qui signifierait autant de malades qui n'ont pas besoin de se faire réopérer, des économies substantielles à titre individuel et pour les organismes de santé...mais un manque à gagner énorme pour les fabricants de stents, dont la SANOFAC est l'un des leaders mondiaux.
Ce consortium, via Joseph Balitran, ne reculera donc devant rien pour totalement discréditer Cazals, et faire de sa vie un enfer...